LE PALUDISME BIENTÔT VAINCU !!!

1- L’arrivée d’un nouveau traitement à bas prix pour soigner le paludisme

Grâce au partenariat entre le groupe pharmaceutique SANOFI-AVENTIS et la fondation des médicaments pour les maladies négligées (DNDI, DRUGS FOR NEGLECTED DISEASES INITIATIVE), un nouveau médicament bon marché contre le paludisme, qui tue chaque année plus d’un million de personnes dans le monde, va être mis à la disposition des populations défavorisées.

On pourra désormais soigner le paludisme à bon prix. Le laboratoire français Sanofi lance en effet un traitement à moins d’un dollar pour l’adulte, un demi dollar pour l’enfant. Ce traitement, constitué de six comprimés seulement, allie deux médicaments connus, l’artésunate et l’amodiaquine.

L’objectif est de produire à prix coûtant grâce aux moyens développés par Sanofi qui travaille main dans la main avec la Fondation des médicaments pour les maladies négligées. Ce médicament vise donc à répondre à la demande des pays défavorisés qui n’ont pas les moyens de distribuer les traitements onéreux déjà existants.

Le paludisme tue chaque année plus d’un million de personnes dans le monde, selon l’OMS, dont 90% en Afrique subsaharienne. Il reste la cause la plus importante de décès des enfants de 5 ans sur le continent noir, tuant un enfant toutes les 30 secondes.

2- Qui est D N D I
DRUGS FOR NEGLECTED DISEASES INITIATIVE

D N D I a pour but de libérer le développement de médicaments contre les maladies négligées des forces du marché et d’encourager le secteur public à assumer une plus grande responsabilité à cet égard. Elle vise à tirer parti des ressources scientifiques et technologiques des secteurs public et privé en vue de mener un programme de R&D axé sur les besoins en médicaments contre les maladies négligées.
Cette approche se reflète dans le processus de fondation de DNDI. En effet actuellement les partenaires Fondateurs regroupent MEDECINS SANS FRONTIERES, l4OMS/TDR, la Fondation OSWALDO CRUZ/FAR MANGUINHOS (Brésil), l’INDIAN COUNCIL OF MEDICAL RESEARCH (Inde), L’INSTITUT PASTEUR (France), et le ministère de la santé de la Malaisie. Par ailleurs, un partenaire Fondateur supplémentaire sera identifié au sein du réseau africain de DNDI, et des efforts sont également déployés pour assurer une représentation des patients.

Les objectifs de DNDI :

L’objectif principal de DNDI est de développer sur une base non lucrative et de rendre disponibles des médicaments contre les maladies négligées. DNDI atteindra cet objectif en élaborant un portefeuille de projets de R&D axés sur les besoins à court, moyen et long terme, en favorisant la prise de conscience à l’égard des maladies négligées et en créant des capacités de R&D dans les pays où ces maladies sont endémiques.

Cette prise de conscience est l’une des composantes majeures de la vision de DNDI. Cet effort est déjà en cours via des publications, des conférences et des réunions avec les décideurs politiques, des membres de la communauté scientifique, des leaders d’opinion et des représentants de l’industrie.

Les projets de DNDI :

La Paromomycine : traitement de la leishmaniose viscérale
Association médicamenteuse à base d’artésunate pour le traitement du paludisme.
Recherches sur les parasites responsables de la trypanosomiase humaine africaine, dela maladie de Chagas.

3- Le médicament :

Il est composé d’ Amodiaquine et d’artésunate.

4- Les témoignages :

Professeur Ogobara DOUMBO :
La population de moins de 5 ans est particulièrement touchée puisque le paludisme tue un enfant toute les 30 secondes.
Ce nouveau médicament doté d’une efficacité thérapeutique détruit le parasite dans le sang.
Son efficacité est démontrée au terme de 48H.
Le Professeur Ogobara DOUMBO précise que l’on peut réduire le poids du paludisme dans les populations. C’est une révolution…

Monsieur Jean René KIECHEL directeur de projets à la Fondation des médicaments pour les maladies négligées précise :
Il s’agit d’un partenariat entre cette Fondation et le laboratoire Sanofi.
Nous avons mis au point un plan de développement avec partie pré clinique et clinique.
La partie pré clinique a été réalisée au Burkina Fasso, la partie clinique en Malaisie.
La société ELIPSE basée à Bordeaux a développé la nouvelle formule.
La décision de Sanofi est de ne prendre aucun profit sur ce médicament.

A la question posée par Luc EVRARD d’Europe N°1, sur l’intérêt pour Sanofi d’une telle orientation, Jean René KIECHEL répond que les grands laboratoires ont pris conscience de leur responsabilité sociale. Il précise qu’ils ont désormais la conviction profonde qu’ils doivent participer à cet effort afin que les populations du sud puissent accéder à ces soins.

5-Quelles doivent être désormais notre réflexion et l’orientation de nos opérations dans ce domaine :

En regard des prix qui vont être proposés aux populations défavorisées il paraît judicieux de réfléchir aux orientations que nous souhaitons donner à notre projet de culture de l’artémisia à Ndiongolor.
En effet l’arrivée de ce nouveau médicament sur le continent africain condamne le projet que nous avions élaboré.
Notre réflexion devrait nous conduire à orienter nos actions au travers de différents axes opérationnels :

  • Le médicament :
- Contrôler que le médicament est bien arrivé sur le   Sénégal
- Appréhender ses méthodes de diffusion : cabinet médicaux, pharmacies, dispensaires
- Appréhender les niveaux de prix proposés
  •  L’information :
  - Organiser une séance d’information dans le village de Ndiongolor en présence du chef de village, de l’infirmière et de tous les acteurs concernés.                                   
  - S’assurer que le médicament peut être disponible sur Ndiongolor.